
« Faite leur avaler le mot, ils avaleront la chose ! »
Cette maxime de Lénine est appliquée à la lettre par la gauche progressiste et a été théorisée pas ces pseudo-intellectuels que sont les sociologues.
Un des exemples flagrants de ces manipulations sémantiques porte sur la définition du racisme qui a été dénaturée par la sociologie progressiste à des fins politiques.
Initialement, le racisme se définissait universellement ainsi :
– Idéologie postulant une hiérarchie des races.
– Discrimination, hostilité violente envers un groupe humain.
– Racisme envers les femmes (sexisme), les homosexuels (homophobie); etc …
Mais, depuis quelques décennies, l’Université a remplacé cette définition communément admise par la notion perfide et biaisée de racisme systémique.
Le racisme systémique (ou institutionnel) est une notion décrivant une forme de racisme ancrée dans l’organisation et les relations sociales au sein d’une société ou d’une organisation. Ce racisme génèrerait et entretiendrait des discriminations qui toucheraient aux différentes sphères de la société telles que la justice pénale, l’emploi, le logement, la santé, le pouvoir politique et l’éducation.
Et comme, beaucoup de pays sont majoritairement dirigés par des « Blancs », les sociologues gauchistes (pléonasme !) en ont déduit l’axiome que seuls les Blancs étaient racistes et que corrélativement, que le racisme anti-blanc n’existait pas.
Nous venons d’en avoir un exemple frappant avec la réécriture idéologique du drame de Crépol par trois journalistes militants, comme le rapporte cet article de Boulevard Voltaire.
Un seul but à cet ouvrage : élever un pare-feu face à tout ce qui pourrait contrarier le narratif de l’immigration richesse pour la France et de la diversité heureuse.
Drame de Crépol : Une nuit en France,
le livre de la honte
Après avoir fait le procès de CNews, les auteurs finissent par trouver des excuses aux jeunes de la Monnaie …
« Anatomie d’un fait divers qui a déchiré le pays ». Sorti ce 19 mars, Une nuit en France (Éditions Grasset), le livre-enquête qui revient sur le drame de Crépol, suscite déjà la polémique. Avec cet ouvrage, les trois auteurs, dont Jean-Michel Decugis, le journaliste qui avait en 2019 affirmé que Xavier Dupont de Ligonnès avait été arrêté en Écosse, tentent de faire de la mort de Thomas un simple « fait divers » monté en épingle par l’extrême droite.
Deux France face à face
Tout commence le soir du 18 novembre 2023. Thomas et ses amis ont prévu de se rendre au bal organisé à Crépol (Drôme).
Les garçons portent des jeans roulés au chevilles, des pantalons cargo beiges, des baskets blanches, polo Eden Park et doudounes sans manches,
rappellent les auteurs. Ces jeunes, dont les « prénoms fleurent bon la III eRépublique », se retrouvent régulièrement sur les terrains de rugby ou lors de chasses organisées dans la région. Ils viennent pour danser, se retrouver et s’amuser. Vers minuit, un autre groupe arrive devant la salle des fêtes. Pour eux, pas de polo ni de jean, mais «:
des survêtements Lacoste ou aux couleurs d’équipes de foot, des sacoches en bandoulières et une capuche ou casquette vissée sur la tête.
La plupart viennent du quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère, ou y ont habité par le passé. Pour les auteurs, il ne fait aucun doute que les jeunes de la Monnaie sont, eux aussi, venus pour s’amuser. Pourtant, certains étaient armés de couteaux …
Mais qui va à une fête armé de couteaux ?
s’interroge Marie-Hélèe Thoraval, maire divers droite de Romans-sur-Isère, contactée par BV.
Déni du racisme anti-Blanc
Dès les premières pages, les auteurs laissent entendre que les jeunes de Crépol ont eu un comportement méfiant, voire menaçant.
Quelques villageois regardent entrer [les jeunes de la Monnaie]. Deux ou trois se placent à petite distance, mains dans les poches, air menaçant, pour leur faire sentir qu’ils ne sont pas les bienvenus. Il y en a même qui les filment,
écrivent-ils. Alors que la soirée s’achève, la tension monte, les coups commencent, des couteaux sont sortis des poches des jeunes de la Monnaie, Thomas s’effondre, blessé au cœur. Il décédera quelques instants plus tard, dans l’hélicoptère qui le conduit à l’hôpital. Les jeunes de Romans prennent la fuite.
Dès les premiers jours, quelques témoignages mentionnent des propos anti-Blancs. Les auteurs, eux-mêmes, font référence à ces propos – tout en mentionnant, également, des propos hostiles aux jeunes de la Monnaie. Un chapitre entier est même consacré à un « procès-verbal oublié » lors de l’instruction, dans lequel une adjudante de gendarmerie écrit, sur la base de témoignages recueillis :
Les auteurs des faits pourraient être venus au bal de Crépol afin de tuer des personnes de couleur blanche.
Mais pour les auteurs, il s’agit là d’une lecture instrumentalisée par l’extrême droite. En promotion pour leur livre, ils expliquent ainsi :
Trop vite, dès le début de l’enquête, on a parlé d’un raid anti-Blancs, de jeunes qui venaient d’un quartier sensible. On a fait croire qu’ils venaient tuer du Blanc, ce qui n’est pas le cas […] Ce n’est pas parce qu’ils disent des insultes anti-Blancs au moment de la rixe qu’ils veulent tuer du Blanc.
Un autre ajoute :
Le racisme anti-Blanc est un concept d’extrême droite, […] ça n’existe pas devant les tribunaux. (voir la vidéo ici).
Une argumentation « scandaleuse », pour Marie-Hélène Thoraval qui nous explique :
Les familles des victimes ne comprennent pas et n’acceptent pas que le racisme anti-Blanc n’ait pas été retenu dans le cadre de l’enquête.
La pauvreté comme excuse de la délinquance
Pire : au fil des pages, les auteurs finissent par fournir des excuses aux jeunes dits de la Monnaie. S’ils prennent la fuite après la soirée de Crépol, c’est parce qu’ils « sont dépassés par la situation ». S’ils ne collaborent pas avec les forces de l’ordre pour tenter d’établir la chronologie des faits et les responsabilités, c’est parce qu’ils « jou[ent] les idiots ». S’ils ont mal tourné, c’est parce qu’ils n’ont pas tous eu le privilège de partir en vacances, que leur mère est célibataire ou que, de leur chambre, ils ont vue sur une friche … De là à dire que, s’ils ont sorti des couteaux, c’est parce qu’ils ont été provoqués, il n’y a qu’un pas …
In fine, les auteurs d’Une nuit en France réussissent même à faire le procès de CNews. À les lire, la chaine d’informations aurait artificiellement gonflé ce « fait divers ». Les auteurs affirment ainsi :
[Sur CNews], chacun croit savoir ce qui intéresse le patron, Vincent Bolloré : Il n’en a rien à foutre, des faits, il est là pour faire de l’idéologie.
L’association des victimes du bal de Crépol dénonce :
un ramassis de conneries, un livre honteux et une enquête à charge contre les vraies victimes.
De la même façon, Marie-Hélène Thoraval pointe du doigt :
une tentative de manipulation de l’opinion. C’est vraiment une douleur qui vient s’ajouter à la douleur de tout un territoire. Ces auteurs n’en sortent pas grandis.
Clémence de Longraye pour Boulevard Voltaire.




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