Ça sent le sapin pour la Macronie !

Publié par le 22 Mai, 2023 dans Blog | 1 commentaire

Ça sent le sapin pour la Macronie !

Clairement entrée dans une fin de règne crépusculaire, la Macronie n’en finit pas de défrayer la chronique !

– C’est Bruno Le Maire qui trouve le temps, quand il ne s’efforce pas de mettre à terre l’économie russe, d’écrire un roman érotique,

– C’est Marlène Schiappa qui pose dans Playboy,

Dans un registre moins léger, d’autres ministres dérapent:

– C’est la ministre de la culture, Rima Abdul Malak, qui menace de fermer CNews,

– C’est le wokiste Pap NDiaye qui refuse de répondre aux questions que lui pose le magazine Valeurs actuelles, qualifié par le ministre de presse d’extrême droite.

– C’est enfin l’ex-Jupiter soi-même qui fait gaffe sur gaffe au Japon et qui prête un avion de la République française au peu recommandable Volodymyr Zelensky !

Gabrielle Cluzel, la directrice de la rédaction de Boulevard Voltaire, fait le bilan, dans l’Observatoire du mensonge, des soubresauts qui agitent la Macronie :

Théâtre de l’absurde : Darmanin, NDiaye
et Retailleau sont si burlesques !

D’après Le Canard enchaîné, Emmanuel Macron serait agacé par le récent roman de Bruno Le Maire : « Ça ne fait pas sérieux. » 

Pourtant, pire que les romans olé-olé écrits avec le pied gauche de Bruno Le Maire et Marlène Schiappa, il y a le mauvais théâtre de l’absurde joué depuis des semaines par d’autres ministres. La Cantatrice chauve et le Rhinocéros peuvent aller se rhabiller, chapeau les artistes !

Alors que Black Blocs, antifas et autres milices d’ultra-gauche dévastent Paris et les grandes métropoles, Gérald Darmanin adresse un courrier aux préfets leur demandant d’interdire à l’avenir toutes les manifestations… « d’ultra-droite » et « d’extrême droite ». Le premier qui comprend explique à l’autre. Il prétend ainsi réagir à la manifestation dite « du Comité du 9 mai », en hommage au militant Sébastien Deyzieu, qui n’a fait aucun dégât et qui existe depuis des années sans avoir provoqué de troubles à l’ordre public. Les croix celtiques sur les drapeaux noirs, le slogan du GUD « Europe, Jeunesse, Révolution » peuvent déplaire, mais rien de « nazi » dans tout cela, contrairement à ce qu’ont affirmé nombre de médias et de politiques. Bien sûr, on peut faire grief aux manifestants de leur visage masqué – c’est interdit (théoriquement) sur la voie publique- , mais quid, dans ce cas, des Black Blocs ? Peu ou prou avec les mêmes accoutrements que les militants du GUD, ils se tiennent invariablement à l’avant des cortèges de l’intersyndicale contre la réforme des retraites. Personne, pourtant, ne s’est risqué à expliquer à Mme Binet et consorts qu’ils n’auraient plus le droit, de ce fait, de battre le pavé. Alors, pourquoi ce tour de vis arbitraire et ciblé de Gérald Darmanin ? Et, surtout, jusqu’où ? 

Selon France Inter, qui le tiendrait de source policière, la préfecture de police de Paris serait sur le point d’interdire l’hommage à Jeanne d’Arc organisé, comme chaque année, par l’Action française, place de l’Opéra. Sonia Backès, secrétaire d’État à la Citoyenneté, l’a confirmé, mercredi après-midi, lors des questions au gouvernement, au Sénat : « Ce sont plusieurs manifestations de l’ultra-droite qui ont été interdites, ces derniers mois, et ce sera le cas d’une manifestation en hommage à Jeanne d’Arc, dimanche, portée par des groupuscules. » Mais plus largement, quel pourra être le contour de cette interdiction à la définition subjective, fluctuante et même très élastique ? Sachant que la Marche pour la vie, ou les manifs contre la PMA sont à tour de bras qualifiées « d’extrême droite », seront-elles aussi interdites ? Deviendra-t-il impossible, par exemple, de manifester, le moment venu, contre un projet de loi sur l’euthanasie ? 

Tandis que l’Éducation nationale s’effondre, qu’il ne se passe pas un jour à l’école publique sans son lot d’agressions, de harcèlements, de trafics de drogue, d’insultes ou encore « d’atteintes à la laïcité », selon les mots pudiques consacrés, sans parler des résultats désastreux, Pap NDiaye a décidé de saisir l’inspection générale au sujet… de Stanislas, l’un des derniers établissements rescapés de la politique de nivellement par le bas, une école dans laquelle les listes d’attente sont longues comme le bras. Si l’on s’y bat parfois, c’est très poliment, à coups de livrets scolaires et de relevés de notes, pour tenter de faire entrer ses enfants, quand on fuit tant d’autres établissements. Faut-il que les parents soient masochistes ou sadiques pour pousser ainsi leur progéniture si l’on y persécute les élèves ? Inutile de tourner autour du pot avec des pudeurs de rosière. Ce que l’on reproche à cette école catholique, c’est simplement de ne pas avoir fait des confettis de son épithète, contrairement à nombre d’écoles sous contrat qui ne sont que des écoles sous contrainte. Cette école enseigne – son adjectif l’indique et elle ne prend personne en traître – « l’anthropologie chrétienne », selon les mots de Clémence de Longraye dans ces colonnes ; autrement dit, en creux et pour faire court, l’anti-wokisme. 

Alors qu’un ancien terroriste d’extrême gauche, Jean-Marc Rouillan, condamné pour complicité d’assassinat, ayant salué sur une radio le « courage » des djihadistes du 13 novembre, peut être reçu sans problème à l’université de Bordeaux pour y pérorer, une chercheuse du CNRS, chercheuse, anthropologue, titulaire d’un doctorat en sociologie, invitée à s’exprimer sur sa spécialité, les Frères musulmans, est congédiée par la doyenne de la Sorbonne comme un laquais au prétexte qu’il ne faudrait pas « mettre de l’huile sur le feu ». Quel feu, au fait ? S’il y a un incendie, il faudrait peut-être, justement, sortir le gyrophare et faire pin-pon pour alerter !

Sur le compte Twitter de Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur, pas la moindre marque de soutien, d’interrogation, d’engagement à faire la lumière sur cette affaire. Rien, nada. Elle annonce à ses followers un déplacement au Japon. Merveilleux. Et surtout, bon voyage !

Quelques jours se sont écoulés, la sauce médiatique a un peu monté, l’entourage de Darmanin vient de faire savoir à CNews que le ministre comptait recevoir Florence Bergeaud-Blacker « rapidement », afin d’évoquer avec la chercheuse les menaces dont elle est victime. C’est mieux que rien, n’est-ce pas ? Mais, pour le moment, pas de trace d’une nouvelle date pour la conférence. On risque, à la Sorbonne, d’attendre Bergeaud comme on attend Godot. 

Gabrielle Cluzel, directrice de la rédaction de Boulevard Voltaire, pour l’Observatoire du mensonge.

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Une réponse à “Ça sent le sapin pour la Macronie !”

  1. Ces ministres sont d’un cynisme révoltant, quand on a un tel bilan on ferme sa g….
    l’indécence de le maire devant l’inflation est tout simplement écoeurante, il a l’audace de dire « moi aussi je subis le prix des pates, j’ai 4 enfants ». Il gagne 9500 euros brut par mois, sa femme travaille, il touche les allocs pour 4 enfants sans compter tous les à côtés ( voiture de fonction, etc……) et il écrit des bouquins qui doivent lui rapporter un max et il ose tenir de tels propos, vraiment il me donne la nausée. Avec lui l’économie est un vrai marasme, dettes, inflation tout s’envole.
    darmanin, l’homme crocodile, grande g… et petit bras se prend pour qui, alors que tout va de mal en pire niveau insécurité, il pérore, ah oui ça il bouge, il se déplace, compatis puis rien. Les agressions, les vols, les viols, les morts ne se comptent même plus depuis qu’il est en place,
    lisez ACTU 17 et police réalité, vous aurez un aperçu de la belle France de darmanin.
    Quand à la justice, elle n’en a que le nom. Rapide extrêmement rapide lorsqu’il s’agit d’opposant à la macronie, mais d’une lenteur et du extrême complaisance lorsqu’il s’agit des proches de la macronie, et des racailles de banlieue.

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