
Elon Musk, missionné par Donald Trump est à la tête du Department of Government Efficiency (DOGE) et a fait un ménage en profondeur dans certaines agences gouvernementales comme USAID ou dans des Organisations Non Gouvernementales (ONG).
Aux Etats-Unis, ces organismes avaient été détournés de leur mission par l’administration démocrate d’Obama et de Biden, pour promouvoir leur idéologie progressiste.
Toutes les gauches progressistes au pouvoir agissent ainsi en cachette de la population pour servir leurs intérêts partisans. On le voit en France, par exemple, avec toutes ces municipalités de gauche ou écolo qui financent l’immigration en subventionnant des ONG qui se rendent complices des passeurs pour faciliter l’arrivée des migrants en France.
L’Union européenne, largement acquise aux thèses progressistes, n’est pas en reste et financent leurs ONG partenaires. Cela vient d’être dénoncé par la Cour des Comptes européennes comme le rapporte cet article de Boulevard Voltaire :
Opacité des financements des ONG par l’UE :
négligence ou système ?
Le titre du rapport que vient de publier la Cour des comptes de l’UE est explicite :
Transparence des financements accordés par l’Union européenne à des ONG : malgré des progrès, la vue d’ensemble n’est toujours pas fiable.
Concrètement, on parle de 7,4 milliards d’euros que l’UE a versés, sur la période 2021-2023, à des ONG en lien avec l’inclusion sociale, l’égalité des chances, l’égalité de genre, le climat et l’environnement, la recherche et l’innovation. Soit un mélange de progressisme sociétal, de lobbying et de recherches technologiques, pour des programmes tels que « Citoyens, égalité, droits et valeurs » (CERV), Euratom, Erasmus+, Europe Creative (programme culturel), Fonds social européen … Notons, au passage, le paradoxe qu’il y a à financer d’une part le FAMI, un fonds pour l’asile et les migrations et, d’autre part, le FSI, un fonds pour lutter contre le terrorisme et la radicalisation.
Les ONG, des entités mal définies
Problème, l’expression « organisation non gouvernementale » recouvre des réalités diverses. Une ONG est définie différemment suivant les pays et certains pays n’en ont pas de définition. Autre problème : les ONG sont par nature opaques, ne serait-ce que parce que « les ONG ne sont détenues par personne. C’est pourquoi il est difficile d’identifier les personnes « qui sont derrière elles » » (p. 30). Or, rien n’oblige l’UE à vérifier « qui est derrière », autrement dit : qui les finance, quelle cause elles servent réellement.
Pour l’eurodéputé Philippe Olivier (RN, groupe Patriotes pour l’Europe), joint par BV, les ONG sont :
le bras armé d’un pouvoir politique qui n’assume pas.
Cela remonte aux années 1990, quand l’UE a vu qu’elle était de plus en plus décriée.
Les ONG sont alors devenues la courroie de propagande pour contrer les oppositions, avec tous les poncifs de l’UE — propagande payée par le contribuable. Les ONG ne sont pas Mère Teresa. On y trouve les recalés du système politique de gauche et d’extrême gauche. Pour en rester à des exemples français : Benoît Hamon, Najat Vallaud-Belkacem, Cécile Duflot …
Sur la question des fonds alloués par l’UE à ces ONG, « les données ne sont ni homogènes ni exhaustives », note le rapport (p. 20). Il y a bien des informations, mais elles « sont publiées sur de nombreux systèmes, sites Internet et bases de données ». Qui plus est, ces données fragmentaires sont peu réactualisées.
Plus gênant, si cela se peut : les rapporteurs ont constaté, en consultant les formulaires, que plus de 90 % des entités qui ont touché des subventions n’étaient pas étiquetées ONG, ni autre, « car ce champ était resté vide ». Curieuse omission, qui n’est pas sans rappeler certaines découvertes faites par le DOGE, aux États-Unis, dans des systèmes comptables administratifs où certaines cases n’étaient pas renseignées. Si on ajoute à ces constats que l’UE ne vérifie pas, en aval, à quoi ont servi réellement les fonds alloués, on s’interroge : est-on en présence d’une négligente désorganisation ou d’une illisibilité organisée ?
La réponse de Philippe Olivier à BV est sans ambages :
L’opacité est organisée, offensive, sur un fond de mépris des peuples. Ursula von der Leyen est coutumière du fait, avec les SMS qu’elle a cachés, avec les contrats des vaccins que nous, eurodéputés, n’avons pu voir qu’après force réclamations — et encore : dans une petite pièce, sans téléphone, et une bonne partie des contrats étant caviardée !
« Un système totalitaire »
Volontaire ou non, cette opacité tranche avec le soin jaloux que le Parlement européen a porté aux cinq millions d’euros de l’affaire des attachés parlementaires du RN.
Ces cinq millions représentent 1.480 fois moins que les 7,4 milliards d’euros distribués aux ONG.
Philippe Olivier commente :
L’UE est une machine idéologique sans états d’âme. Elle est impitoyable pour la moindre faute de ses adversaires mais s’autorise tout. C’est le propre d’un système totalitaire.
Cependant, les tensions financières étant générales et la manne n’étant pas inépuisable, il est probable, nous dit l’eurodéputé, « que la Commission européenne devra rendre des comptes un jour ou l’autre, après que von der Leyen sera partie ».
En attendant, les ONG sont la preuve qu’on peut être à la fois « sans but lucratif » et toucher gros d’argent public.
Samuel Martin pour Boulevard Voltaire.




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