Comme un petit goût de 1981 … mais en bien plus amer !

Publié par le 15 Juin, 2024 dans Blog | 1 commentaire

Comme un petit goût de 1981 … mais en bien plus amer !

Je me souviens très clairement du 11 mai 1981 quand je suis retourné au bureau, l’estomac noué toute la journée.

Je détestais François Mitterrand et l’imaginer à l’Elysée était un crève-coeur dans la perspective de l’étatisation de l’économie qui se profilait, avec, en premier lieu, la nationalisation des banques et des grandes entreprises.

La participation du Parti communiste à la coalition du « programme commun de la gauche » effrayait un peu mais on se rassurait en voyant que les communistes étaient en minorité dans cette coalition.

Mais aujourd’hui, c’est à front renversé que se présente cette coalition du déshonneur !

C’est l’extrême gauche de LFI qui mène la bataille. Les socialistes et les Verts ne joueront que les seconds rôles et ne sont là que pour sauver quelques sièges de députés.

Comment la gauche ose t-elle encore nous donner des leçons de morale en stigmatisant l’alliance des droites avec le Rassemblement national et elle-même s’allier avec la sulfureuse et antidémocratique France Insoumise !

Les socialistes – dits de gouvernement – se déshonorent en s’alliant avec un parti antisémite mais comment peuvent-ils approuver ce programme économique démagogique et totalement irréaliste.

Ce ne sont plus des couleuvres qu’ils avalent mais de véritables boas !

L’application de ce programme, chiffré à 238 milliards d’euros par Renaissance, nous conduirait inéluctablement à la faillite puis dans les griffes du FMI !

Voici un article publié par l’IREF qui décrit la catastrophe annoncée :

Le nouveau Front populaire :
retour vers la catastrophe de 1981

Retour vers 1981, les nationalisations en moins (mais a-t-on encore besoin d’exproprier une entreprise quand elle est à genoux sous les règlementations et les impôts ?), assorti d’antisionisme/antisémitisme et d’écologie punitive : le Front Populaire rassemblant les socialistes, les communistes, les écologistes et LFI, où les premiers se sont fait visiblement marginalisé par les derniers, a présenté vendredi midi son programme de gouvernement s’il remportait, à rebours des sondages, les législatives du 30 juin-7 juillet convoquées sur un coup de sang, dimanche soir, par Emmanuel Macron.

Un festival !

Le programme prévoit une hausse de 15 % du Smic, à 1600 euros net, ce qui se traduirait mécaniquement par une hausse équivalente de la masse salariale (les chefs d’équipe acceptent rarement une réduction substantielle de la différence de paye avec le bas de l’échelle, tandis que tout actif d’une compétence ne pouvant pas être valorisée plus de 1600 euros net cesserait d’être embauché, ou serait viré…), donc la faillite des entreprises ou leur hausse de tarifs, c’est-à-dire une inflation d’environ 15 % des prix des biens et services produits en France. Ce serait vraisemblablement le premier scénario qui serait privilégié, puisque le programme prévoit un blocage des prix des biens de première nécessité dans l’alimentation, l’énergie et les carburants, par décret. Le programme prévoit également une hausse de 10 % du point d’indice des fonctionnaires, donc progression équivalente des impôts, ou des emprunts publics. Le Front populaire a aussi promis de rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune, renforcé d’un « volet climatique », on suppose que cela entrainerait une surtaxation des patrimoines jugés écologiquement incorrect.

Le programme prévoit aussi de « rétablir l’exit tax », afin de lutter contre l’exil fiscal des contribuables, de quoi au contraire l’accentuer par anticipation, et supprimer la « flat tax », un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital. Il compte aussi « taxer les plus riches », « généraliser la taxation des superprofits » et faire voter une loi « énergie-climat » dès l’été visant à la neutralité carbone d’ici 2050. Il compte conditionner les subventions aux entreprises au respect de critères environnementaux, sociaux et de lutte contre les discriminations (donc quotas par genre, appartenance ethnique et religieuse).  Le Front populaire compte aussi plafonner le montant des héritages, une « taxation renforcée des transactions financières » et soumettre à cotisation pour les retraites les dividendes, la participation, l’épargne salariale, les rachats d’action et les heures supplémentaires, en plus de « créer une surcotisation sur les hauts salaires ».

Le Front Populaire veut aussi « augmenter les réserves des banques pour faire face aux risques climatiques », ce qui entraînerait mécaniquement une chute des crédits distribués, et interdire le financement de tout projet dans les énergies fossiles. Il compte « refuser le pacte de stabilité budgétaire européen et mettre fin aux traités de libre-échange » (le Ceta, entre l’Union européenne et le Canada, et l’accord UE-Mercosur) et « instaurer un protectionnisme écologique et social aux frontières de l’Europe, donc la réduction drastique des échanges de l’Europe avec le reste du monde, au prix de mesures vraisemblables de rétorsion.

Le Front populaire promet aussi des moratoires sur les grands projets d’infrastructures autoroutières et les « méga-bassines » dans l’agriculture, avec donc un impact dramatique sur l’irrigation. Il s’attaquerait aux engrais et pesticides, donc rendements en chute libre et pénuries ou flambée des prix alimentaires. Il soutient la création d’un « tribunal international de justice climatique et environnementale ». Le programme ne mentionne en revanche pas le nucléaire, sujet clivant parmi ses composantes. En clair, les sociaux-démocrates dans l’alliance ont avalé toutes les couleuvres possibles sauf celle-là.

Parallèlement, plusieurs candidats macronistes, dont Gabriel Attal, ont conclu vendredi dans les Hauts-de-Seine, un pacte de non-agression avec des candidats LR menés par Philippe Juvin et le président de l’UDI, Hervé Marseille, pour ne pas se présenter les uns contre les autres. Une nouvelle fissure au sein des LR ; le parti ne suivra pas cet accord au niveau national « notre ligne reste la même : indépendance et opposition à la majorité actuelle », a réagi François-Xavier Bellamy, qui a pris la direction du parti de la droite, après l’exclusion d’Eric Ciotti pour son appel à s’allier avec l’extrême droite. La ligne « ni RN, ni LFI, ni Macron, indépendance avant tout » doit déjà lutter contre le sentiment de la grande majorité des militants qui veulent une alliance, avec le RN ou avec Renaissance, à tout prix pour sauver un groupe parlementaire.

Le CAC 40 a perdu 6,2 % sur la semaine, perdant tous les gains depuis le début de l’année, à rebours de la plupart des marchés boursiers des autres pays occidentaux qui battent record historique sur record.

Yves Bourdillon pour l’IREF.

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Une réponse à “Comme un petit goût de 1981 … mais en bien plus amer !”

  1. MÉLENCHON – « LES FRANÇAIS DE SOUCHE POSENT UN SÉRIEUX PROBLÈME À LA COHÉSION DE LA SOCIÉTÉ »

    Bon ben voilà, il l’a enfin avoué !
    Il veut génocider les fds!
    C’est l’enfer en France à cause de nous?

    Qui va faire taire ce type qui chauffe à blanc tous ceux qui veulent tuer du blanc?

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