Il faudra bien dissoudre le Conseil d’État !

Publié par le 12 Août, 2023 dans Blog | 3 commentaires

Il faudra bien dissoudre le Conseil d’État !

Si la droite, la vraie, revenait au pouvoir – ben, quoi, on peut rêver, non ? – la première chose à faire serait de rendre le pouvoir au peuple et à ses représentants.

Pour ce faire, il sera obligatoire de mettre fin au pouvoir des juges et notamment de revoir cette forteresse judiciaire française qui ne compte pas moins de trois murailles :

Le Conseil d’Etat, la Cour de cassation
et le Conseil constitutionnel !

La plupart des pays occidentaux n’ont pas ces trois organismes comme, par exemple, les Etats-Unis qui n’ont qu’une unique Cour suprême.

Mais le pire est que ces strates de justice outrepassent de plus en plus le champ d’action que la Constitution de 1958 leur avait donné.

Le général de Gaulle, pressentant les dérives ultérieures, avait déclaré :

La Cour suprême, c’est le peuple ! 

D’ailleurs, dans la Constitution, la justice n’est qu’une autorité comparée aux pouvoirs législatif et exécutif. Mais, on doit constater que depuis, l’Autorité s’est muée en Pouvoir !

Ces trois organes, à force de jurisprudences successives, et de renoncement des pouvoirs exécutif et législatif, se permettent aujourd’hui d’interpréter très librement les textes de loi.

Et cette interprétation va toujours dans le même sens, celui du progressisme et des idéologies de gauche.

Par exemple, n’est-ce pas un pur jugement politique quand le Conseil constitutionnel relaxe Cédric Herrou, le passeur de clandestins dans les cols des Alpes, en motivant sa décision sur la présence dans la devise de la République du mot fraternité ?

Tout récemment, c’est le Conseil d’État qui délivre un jugement que beaucoup jugeront politique, avec la suspension de la dissolution du collectif écologique radical Soulèvement de la Terre.

Selon le Conseil d’État, le gouvernement n’aurait pas apporté suffisamment de preuves de la responsabilité de ce collectif, pourtant les seuls événements de la méga-bassine de Sainte-Soline semblaient  plus que probants :

47 gendarmes avaient été blessés lors de cette manifestation organisée par Soulèvement de la Terre :

On reste pantois quand on lit les attendus du jugement du Conseil d’État :

Ni les pièces versées au dossier, ni les échanges lors de l’audience, ne permettent de considérer que le collectif cautionne d’une quelconque façon des agissements violents envers des personnes.

Justice : deux poids, deux mesures

Oui, le doute est légitime quant à cette décision du Conseil d’État quand on la compare avec sa validation de la dissolution du mouvement Génération identitaire à qui l’on ne pouvait reprocher que des déroulements de banderoles sur une mosquée en construction à Poitiers ou sur un col des Alpes, lieu de passage des clandestins en provenance d’Italie.

Aucune dégradation n’a jamais été occasionnée, aucun policier n’a été blessé, au cours des manifestations de Génération identitaire, et pourtant, ce mouvement a été dissous alors que Soulèvement de la Terre va pouvoir continuer ses actions radicales et violentes !

Et quand les trois entités évoquées plus haut ne sont pas suffisantes, on passe au niveau de l’Europe avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) dont les décisions sont le plus souvent raccord avec celles de leurs équivalents en France !

En bonus, voici un Tweet du site Médias Citoyens qui fustige la couverture par France Info de la décision du Conseil d’État :

Merci de tweeter cet article :





3 Réponses à “Il faudra bien dissoudre le Conseil d’État !”

  1. C’est toute la justice administrative qu’il convient de supprimer, une juridiction qui s’occupe uniquement des conflits avec l’Etat est une exception française qu’il faut faire cesser .

  2. Je me demande bien souvent à quoi servent nos votes, au niveau national ou international.
    On élit un président qui choisit ses ministres qui choisissent leurs conseillers qui choisissent leurs collaborateurs.
    Et au final, les décisions dépendent de cabinets de conseil (même étrangers), de conseils dont on ignore les compétences et à quoi sont dues leurs nominations (copinage ou recadrage)

  3. Une Cour Suprême à la française ne permettrait pas de recaser tous les copains, et en plus elle risquerait d’avoir des velléités d’indépendance, là non plus il ne faut pas rêver !

    En passant, aux USA, la Cour Suprême ou SCOTUS, a retoqué des lois de Biden et mis fin à la « discrimination positive » …

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