
« L’individu social, c’est l’homme et la femme. Sans leur union, rien de complet, de moral, de durable, n’est possible. »
Mais quel est l’ignoble conservateur, doublé d’un fieffé réactionnaire, qui a osé écrire cela ?
Il faut le « déconstruire » d’urgence !
Ecoutons tout de même la suite :
« Lorsque tout se décidait par l’épée, il était naturel de croire que les femmes qui ne pouvaient prendre part aux combats ne devaient pas s’asseoir dans l’assemblée des guerriers. Alors, il s’agissait de détruire et de conquérir par le glaive. Aujourd’hui, il s’agit d’édifier, d’organiser. Les femmes doivent être appelées à prendre part au grand œuvre de régénération sociale qui se prépare. Pourquoi la patrie serait-elle privée des services de ses filles ? »
On comprend que ce conservateur est un féministe – un vrai ! – et qu’il s’agit d’une femme !
Voici un article de Marc Baudriller paru sur Boulevard Voltaire qui rapporte que la députée du Rassemblement national, Bénédicte Auzanot, a provoqué la gauche et les néo-féministes en rappelant l’existence et la pensée de Jeanne Deroin, féministe authentique du XIXe siècle :
Quand la députée RN Auzanot ressuscite
une féministe du XIXe, la gauche s’empourpre
La République macronienne rendra-t-elle un hommage national à Jeanne Deroin, obscure féministe du XIXe siècle déterrée non sans astuce par le RN, en ce 8 mars 2023, Journée de la femme ? Ce personnage fait, en tout cas, l’objet d’une proposition de résolution émanant de la députée RN de Vaucluse Bénédicte Auzanot, proposition adoptée à l’unanimité par le groupe RN au Parlement.
Jeanne Deroin ? La mention de ce nom par le RN fait déjà bondir la gauche qui tente de résister au pillage de ses figures. Ainsi, le député NUPES-socialiste Arthur Delaporte, salement sorti de son panthéon, stigmatise sur Twitter ce « nouvel acte opportuniste du RN » : « Militante socialiste, elle s’est battue sa vie entière pour l’émancipation des femmes et l’affranchissement des travailleurs, s’agace l’élu. Tout l’inverse du RN ! Nous ne sommes pas dupes. »
Pas dupes, mais quand même dépouillés… Deux cent dix-huit ans après sa naissance, cette féministe « qui fut la première femme à se présenter à des élections législatives », nous raconte Bénédicte Auzanot, sème ainsi à nouveau la discorde parmi les bien-pensants du palais Bourbon. À fronts renversés, cette fois. Trop tard ! Le parti de Marine Le Pen a un temps d’avance.
Née à Paris le 31 décembre 1805, cette ouvrière lingère à la forte personnalité deviendra institutrice à la force du poignet. Elle a 26 ans lorsqu’elle rédige son plaidoyer contre « la soumission des femmes ». Proche des socialistes utopiques et du saint-simonisme, elle va élever trois enfants sans faire de bruit avant de reprendre le combat vers 1848, fondant même son journal féministe, L’Opinion des femmes. Elle y écrit aussitôt les motifs sur lesquels elle fonde sa demande d’égalité. Des mots à faire dresser les cheveux sur la tête de notre amie Sandrine Rousseau.
« L’individu social, explique Jeanne Deroin, c’est l’homme et la femme. Sans leur union, rien de complet, de moral, de durable, n’est possible. » Pas question, pour Jeanne Deroin qui a souhaité conserver son nom lors de son mariage, de déconstruire Monsieur. Dans le journal La Voix des femmes du 27 mars 1848, la féministe socialiste détaille sa position : « Lorsque tout se décidait par l’épée, il était naturel de croire que les femmes qui ne pouvaient prendre part aux combats ne devaient pas s’asseoir dans l’assemblée des guerriers. Alors, il s’agissait de détruire et de conquérir par le glaive. Aujourd’hui, il s’agit d’édifier, d’organiser. Les femmes doivent être appelées à prendre part au grand œuvre de régénération sociale qui se prépare. Pourquoi la patrie serait-elle privée des services de ses filles ? » Complémentarité homme-femme, famille, patrie… La gauche NUPES peut-elle encore vraiment revendiquer sans états d’âme les combats de Jeanne Deroin ? Poser la question, c’est y répondre. Bénédicte Auzanot interroge ainsi, sans y toucher : ces grands ancêtres sont-ils plus proches de Louis Boyard ou de Marine Le Pen ?
L’exposé des motifs de sa proposition de résolution rappelle la régression du code napoléonien, le caractère « exclusivement masculin » du suffrage universel de 1848, qui incita Jeanne Deroin à se présenter sans espoir d’être élue. Le RN rappelle subrepticement que les premières propositions favorables au vote des femmes vinrent du nationaliste Maurice Barrès et du libre penseur Ferdinand Buisson : elles furent écartées par le Sénat. Il aurait pu préciser à nouveau que la gauche, notamment celle du Front populaire, refusa le droit de vote aux femmes, craignant qu’elles ne répercutent l’influence de l’Église… Il faudra attendre 1944. Enfin, la proposition du RN reprend cette phrase : « C’est parce que la femme est l’égale de l’homme et qu’elle ne lui est pas semblable qu’elle doit prendre part à l’œuvre de la réforme sociale et y faire entrer les éléments nécessaires qui manquent à l’homme pour que l’œuvre soit complète. » Benoît XVI ou Jeanne Deroin ? Horreur et damnation… c’est Jeanne Deroin !
Surgie de l’Histoire, cette militante, qui mourut en exil en Grande-Bretagne en 1894, place nos grandes consciences de gauche au pied du mur des trahisons et des mutations accumulées, loin des valeurs revendiquées aujourd’hui.
Marc Baudriller pour Boulevard Voltaire.




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Une réponse à “Le féminisme n’est plus ce qu’il était !”
Ces nouveaux politiciens ne sont là que pour detruire, apporter la division et l’elargir avec leurs ideologies dont ont c’est heureusement passés depuis des millennaires et a permis de construire une société équilibré avec le respect necessaire, sinon, nous n’aurions pas duré longtemps.
Ils sont là pour saper la civilisation, ses fondements, la morale, la culture, l’economie, impose la bien pensance sous peine de justice, la leur, le grand remplacement…brade Alstom, Essilor, Lafarge, porte un coup severe a Edf et aux nucleaire, mettent de l’huile sur le feux envers la russie au risque d’amener la 3eme guerre mondiale comme ce blog l’a denoncé plutot que d’apaiser, passant outre a l’avis de la population et l’abreuve de fausses informations avec des medias fantoches, le manipule serieusement depuis le covid.
Rien de bon n’est a attendre d’eux, desormais.
Ils ont montrés ce qu’ils sont.