
Voici la quatrième partie du reportage du Figaro Magazine consacré à l’islamisation avancée de la Belgique.
La complicité de l’islamogauchisme, de l’extrême gauche aux écologistes, envers l’islam radical, y est pointée.
On y dénonce le véritable harcèlement moral qui menace toute personne qui ose critiquer l’islamisme ou même dénoncer le terrorisme islamique. Par exemple, une enseignante qui avait posté le hashtag « Je suis Samuel Paty » a été menacée de mort !
Voyage en Belgiquistan :
Partie 4 -Le harcèlement moral
Une autre combattante s’est elle aussi résolue à quitter sa famille, politique celle-là. Anne-Sophie Pelletier a été, un temps, députée pour la France insoumise élue au sein du parlement européen à Bruxelles. Au lendemain des attaques du 7 octobre en Israël, elle a été horrifiée par la posture ambiguë du parti vis-à-vis du Hamas :
Malgré les pressions internes j’ai voté la résolution condamnant les actions de cette organisation terroriste.
Ce qui lui a valu une cabale. Elle a été exclue du mouvement pour cause de harcèlement moral à l’encontre de ses collaborateurs, accusation dont elle a été blanchie par une enquête interne de la présidence et du parlement. Anne-Sophie Pelletier est amère.
Aide-soignante de profession, elle avait rejoint Mélenchon en 2019 convaincue, alors, qu’il était le seul homme politique à s’intéresser aux « invisibles ». Elle se dit aujourd’hui déçue de cette gauche communautariste au point d’en oublier ses valeurs premières et les ouvriers.
Ces gens ne tolèrent aucune critique. Si on parle immigration, on est réduit au silence en étant traité de racistes. On a pourtant le droit de dire qu’il faut faire attention à qui on accueille. Quant au racisme, je le vois dans leur comportement. Ils n’aiment pas ces gens qu’ils prétendent défendre car le communautarisme est la base de la discrimination.
Le parti Écolo n’a rien à envier à la France insoumise en matière d’islamo-gauchisme. Pour Étienne Dujardin, la claque électorale subie par les Verts belges aux élections législatives, en juin dernier, est la sanction de leur « glissement vers l’extrême gauche ». Leur tout dernier haut fait est d’avoir appelé en janvier à la suspension de X en Belgique. Selon eux, le réseau est devenu « un vecteur de désinformation massive » depuis son rachat par Elon Musk. Leur ancienne coprésidente Rajae Maouane, rescapée du naufrage de son parti puisqu’elle a été élue en juin, mais qui a dû quitter la tête de l’appareil, professe que « l’écologie politique sans lutte des classes, c’est du jardinage ». Pour elle, cause palestinienne et climat sont liés.
Signes convictionnels
L’écolo milite pour l’autorisation du port du voile pour tous les fonctionnaires, au nom de l’« inclusion ».L’Écolo Farida Tahar, patronne du groupe Écolo au parlement bruxellois et sénatrice, porte d’ailleurs un turban dans l’exercice de ses fonctions. Formée durant quatre années en sciences islamiques à l’Académie des sciences islamiques et culturelles de Belgique, elle est également fondatrice de l’association TETE (Toutes Égales au Travail et à l’École) qui milite contre l’interdiction du voile dans l’administration, et vice-présidente du CCIE.
Nadia Geerts, militante laïque et féministe, explique :
La burqa est interdite en Belgique, mais aucune législation n’y interdit uniformément le port du voile islamique non intégral. On est confronté à diverses législations, variant selon les niveaux de pouvoir : pour les agents de l’État, certaines communes autorisent le port de signes convictionnels, d’autres pas, et certaines les autorisent uniquement pour les fonctionnaires sans contact avec le public.

Manifestation à Bruxelles contre l’interdiction du foulard dans l’enseignement. Nicolas Landemard / Le Pictorium
En 2020, Nadia Geerts enseignait la philosophie, l’histoire des religions, la citoyenneté et la neutralité dans une Haute École pédagogique bruxelloise. Après l’assassinat en France de Samuel Paty, elle poste le hashtag « Je suis Samuel Paty » sur la page Facebook de son établissement. Aussitôt, elle se fait traiter d’« islamophobe » par des anonymes. L’une de ses collègues la contacte non pas pour la soutenir, mais pour lui dire qu’elle a effectivement un problème vis-à-vis de l’islam. D’autres lui manifestent leur solidarité, alors que les menaces contre elle affluent, y compris de mort.
La direction de l’école attend près de deux mois pour la défendre à son tour sur Facebook. Nadia Geerts explique :
J’ai quitté l’enseignement et intenté des procédures judiciaires, l’une au civil, où j’ai obtenu gain de cause, et l’autre au pénal. Malheureusement, sur les dizaines d’individus visés, seuls sept ou huit ont pu être identifiés et sont aujourd’hui inculpés. Comme il s’agit de publications sur les réseaux sociaux, donc de délits de presse, soit ils iront devant la cour d’assises, soit ils bénéficieront d’un classement sans suite.
La décision devrait tomber en juin.
Témoignages accablants
L’Université belge, comme l’école, sont comme partout en Europe des cibles privilégiées de l’expansionnisme islamiste. Le 8 février, Nadia Geerts a participé à l’organisation d’un colloque du groupe de réflexion Les Universalistes, défenseur des principes des Lumières, sur les difficultés des enseignants face aux revendications notamment identitaires et religieuses de leurs élèves. Intitulé « Paroles de profs ! », il a permis de recueillir des témoignages accablants, pour la plupart anonymes.
Florilège :
Des professeurs ont renoncé à emmener leurs élèves de 12 à 18 ans dans des Musées des Beaux-Arts tant le risque de chahut est grand devant des nus sculptés ou peints, d’hommes ou de femmes ;
Je suis professeur de sciences. Dès ma première année d’enseignement, j’ai été confronté au refus de certains élèves d’étudier certaines matières pour des raisons religieuses. Le sujet est dit “haram”, il est interdit […]. Par exemple, j’ai quelques élèves qui se cachent sous leur banc quand j’affiche au tableau un schéma anatomique du système reproducteur masculin ou féminin.
Ou bien d’autres qui prennent un marqueur noir indélébile et qui couvrent dans leur cours les parties anatomiques du corps humain jugées indécentes. Au cours de chimie, des élèves refusent de sentir de l’alcool présenté sous sa forme chimique d’éthanol,
raconte un autre enseignant.
A suivre.




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